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Gardez votre liberté !

 

 

 

J'ai entendu dire récemment que certaines personnes profitent de la fragilité engendrée par cette période de crise sanitaire pour asseoir leur pouvoir ( et là je ne parle pas du gouvernement). De plus en plus de « gourous », de « maîtres », de sectes ...voient le jour.

 

Et j’ai envie de vous parler d’un domaine que je connais : l’accompagnement thérapeutique, ou l’accompagnement au bien-être.

 

 

 

ATTENTION IL NE S’AGIT QUE DE MON AVIS, ET JE NE PARLE PAS DU DOMAINE MEDICAL

MAIS BIEN DE CELUI DE L' ACCOMPAGNEMENT

 

 

 

Quand vous allez voir quelqu’un pour vous accompagner sur votre chemin personnel, rappelez-vous toujours que vous êtes libres. Ne laissez pas votre pouvoir aux mains d’un autre, quel qu’il soit.

 

 

Et si vous préférez cet article en video, il est là :

https://www.facebook.com/elisabetherapie/videos/210074827474257

 

 

Bien sûr, quand on va voir une personne parce qu’on veut aller mieux, on part du principe que cette personne est en capacité de nous aider, qu’elle en sait plus que nous.

 

Et dans une certaine mesure, c’est vrai.

 

Vous avez choisi cette personne pour les techniques qu’elle emploie, ou parce qu’on vous l’a conseillée, ou encore parce que ce que vous avez vu/lu d’elle vous parle et vous y aller en confiance.

 

Mais être en confiance avec quelqu’un, croire que cette personne va pouvoir vous aider, cela ne justifie pas que vous perdiez votre libre arbitre.

 

 

Effectivement, cette personne que vous avez choisi d’aller voir, en qui vous avez mis votre confiance, en sait plus que vous.

 

Elle a plus de connaissance que vous sur les techniques qu’elle emploie, sur la psychopathologie, sur les mécanismes de la psyché, surtout un tas de sujet inhérents à sa pratique, parce qu’elle a appris (à condition qu’elle se soit formée).

 

Cet accompagnant en sait aussi plus que vous sur ...elle-même.

 

Normalement, cette personne a déjà fait un travail de thérapie ou de développement personnel ( et cela me semble être la condition essentielle pour accompagner les autres) et par conséquent elle sait combien parfois cela peut-être douloureux ou difficile, à quel point aussi cela peut-être beau et libérateur, elle connaît les outils qui lui ont permis d’avancer vers une meilleure connaissance d’elle-même, vers la guérison de ses blessures, vers plus d’amour…

 

 Mais elle ne sait rien sur vous

 

Vous seul.e savez qui vous êtes, ce que vous avez vécu et quelles sont vos blessures. Vous seul.e savez ce qui vous convient. Et je suis d’accord, vous n’êtes pas toujours conscient.e que vous le savez. C’est d’ailleurs pour cela que vous demandez à être accompagné.e. Pour que accompagnant vous aide à mettre en lumière ce que vous avez au fond de vous, ce que vous savez déjà sans le savoir. L’accompagnant est là aussi pour vous aider à trouver les moyens qui vont vous permettre de transformer vos blessures en ressources, à trouver les outils qui vont vous aider à vive mieux.

 

Il n’est en aucun là pour vous imposer sa vision du monde et/ou de vous-mêmes.

 

Nous avons tous notre vision du monde, notre « carte mentale ». Elle s’est forgée au fil des années en fonction de notre vécu familial, de nos expériences, de nos blessures, des croyances qu’on nous a inculquées et puis aussi de celles qu’on a choisies…

Chaque personne a donc sa vision du monde. Et même si deux personnes ont des visions du monde qui se ressemblent, elles ne seront jamais tout à fait les mêmes, parce que nous sommes unique.

 Par conséquent, aucun accompagnant, quelle que soit sa formation ou son expérience, ne peut vous dire ce que vous êtes, ce que vous devez faire ou non. Aucun accompagnant ne peut vous imposer sa vision du monde !

 

En revanche, il peut vous proposer des outils, qui ont fonctionné pour lui, ou pour d’autres. Il peut vous faire part de ses ressentis, de ses opinions, il peut vous montrer un autre chemin. Mais il doit toujours vous laisser libre d’y adhérer ou non. J’insiste la-dessus. Je vois trop de dérives en ce moment.

 

Vous avez le droit de dire non

Vous avez le droit de dire que vous ne ressentez pas les choses de la même manière.

Vous avez le droit de refuser un outil ou un conseil.

Parce que vous êtes vous. Et que vous savez mieux que l’autre ce qui vous convient à ce moment-là.

 

Bien sûr, si vous êtes là, avec cet accompagnant, c’est pour avancer, pas pour refuser systématiquement tout ce qu’il va vous proposer. Mais si à un moment ou à un autre de l’accompagnement vous avez l’impression de perdre votre liberté, si vous ressentez une confusion qui perdure, ou si vous ne vous sentez pas respecté dans ce que vous êtes et ce que vous vivez, interrogez-vous. Parlez-en avec la personne qui vous accompagne et surtout, écoutez-vous !

 

Peut-être que ce n’est pas - ou plus - la bonne personne. Peut-être que ce n’est pas - ou plus - le bon moment.

Peut-être que vous avez besoin d’une pause.

Dans tous les cas, communiquez, et gardez votre liberté !

 

 

 

 

 

 

 

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